Le terroir du Bas Armagnac

Des sables fauves, des cépages d’exception

Les terroirs de l’Armagnac

L’appellation Armagnac est une appellation d’origine protégée (AOP). Elle est composée de trois sous-ensembles caractérisés par des terroirs différents : Le Bas-Armagnac, l’Armagnac-Ténarèze et le Haut-Armagnac 

A l’ouest, le climat est tempéré et doux. L’influence océanique, humide, est bien présente, atténuée par la forêt des Landes. A l’est, c’est le climat méditerranéen qui s’exprime avec le vent d’autan. 

  • Le Bas-Armagnac, à l’ouest du pays d’Armagnac, s’étend sur une partie des départements des Landes et du Gers et représente 67 % des surfaces identifiées en Armagnac. Dans cette zone aux sols sablolimoneux se trouvent tout particulièrement une zone appellée « les sables fauves », considérée historiquement comme les grands crus de l’Armagnac. Les meilleures eaux-de-vie y sont délicates et très fruitées. La dénomination Bas Armagnac vient de l’altitude par rapport au niveau de la mer. Le Château Garreau se situe au cœur des sables fauves, dans le triangle d’or de l’Armagnac, autour de Labastide d’Armagnac, historiquement considéré comme les 1ers grands crus du grand Bas Armagnac. 
  • L’Armagnac-Ténarèze, autour de Condom, couvre le nord-ouest du Gers et le sud du Lot-et-Garonne. Elle représente environ 32 % des surfaces identifiées en Armagnac. Les Armagnacs produits sur ces sols boulbènes et argilo-calcaires sont souvent puissants et corsés.
  • Le Haut-Armagnac, dit Armagnac Blanc en raison des calcaires qui affleurent dans cette partie du pays, comprend l’est du département du Gers et une partie du Lot et Garonne. La culture de la vigne s’y est développée au XIXè siècle en période de forte demande et quelques producteurs y maintiennent encore aujourd’hui la tradition armagnacaise.

Les Cépages de l’Armagnac

Parmi les dix cépages autorisés dans l’élaboration de l’Armagnac, quatre impriment plus particulièrement leur personnalité à notre eau de vie. Au Château Garreau, ces 4 cépages sont représentés, vendangés, vinifiés, distillés et élevés séparément ce qui nous permet de magnifier les qualités de chacun. 

La Folle Blanche

C’est le cépage historique de l’Armagnac, qui dominait le vignoble avant la destruction de celui-ci par le phylloxéra en 1878, on l’appelait alors le  » piquepoult « . Aujourd’hui, sa culture est plus difficile aussi est-il peu représenté. La Folle Blanche produit des eaux-de-vie fines, souvent florales et d’une grande élégance qui sont particulièrement intéressantes en Blanche ou dans les Armagnac jeunes. Le Château Garreau conserve précieusement sa parcelle de Folle Blanche, dont l’eau de vie est notamment utilisée pour des éditions limitées 100% Folle Blanche.

Le Baco

Anciennement appelé « Baco 22A » il est une originalité dans le paysage viticole français. C’est un hybride, fils de la Folle Blanche et du Noah inventé par un instituteur landais, Monsieur Baco à la suite du phylloxéra. Il s’est particulièrement adapté aux sables du Bas-Armagnac où il donne aux eaux-de-vie de la rondeur, de la suavité et des arômes de fruits mûrs. Outre sa richesse organoleptique, le Baco a aujourd’hui un avantage de poids : c’est un cépage plus robuste, qui nécessite donc une utilisation moindre de traitements phytosanitaires, et c’est pourquoi la profession a œuvré pour qu’il soit définitivement inscrit au cahier des charge de l’appellation (il était auparavant voué à disparaître en 2011), ce qui a été acté en 2005 lors de la révision du cahier des charges de l’AOC Armagnac.
Pour les raisons évoquées ci-dessus, le Baco est le cépage de prédilection du Château Garreau. Il se plait particulièrement sur nos coteaux de sable fauve et contribue largement à la signature et à la structure en bouche de nos armagnacs, ronds et fruités.

L’Ugni-blanc

Il est originaire de Toscane, en Italie. C’est le cépage classique de distillation, notamment en Cognac où il représente plus de 95% des volumes distillés. Il donne des vins acides, peu alcoolisés qui permettent de produire des eaux de vie légères et équilibrées. Ce cépage s’adapte à tous les terroirs de l’Armagnac. Au Château Garreau, l’Ugni Blanc est surtout utilisé en assemblage avec le Baco et la Folle Blanche afin d’apporter encore plus de richesse à nos Armagnacs. Nous l’utilisons également pour des jeunes armagnacs, plutôt orientés vers les cocktails, où sa légèreté et son équilibre font merveille.

Ugni Blanc

Le Colombard

Il est aujourd’hui très utilisé et valorisé dans la vinification des Vins de Pays des Côtes de Gascogne. Sa distillation est donc plus confidentielle ; ses arômes fruités et épicés sont appréciés en assemblages.

Vue des vignes du château à travers une grille

Les 6 autres cépages sont d’une culture plus anecdotique. Ils ne représentent que quelques hectares sur la totalité de l’appellation et ne sont pas cultivés au Château Garreau : 

Le Plant de Graisse (qui suscite un regain d’intérêt ces dernières années parmi les producteurs), la Clairette de Gascogne, le Jurançon blanc, le Meslier Saint François ou le Mauzac blanc et rosé sont tous des cépages anciens, autorisés dans le décret d’appellation.

*source partielle : site du bureau de l’Armagnac (www.armagnac.fr)

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